

opusx24Gymnopédies
L'île de la mémoire de l'air de l'eau.
La gnossienne.
Gymnopédies, opus x24
(txt and pics by Atzori/Fournier)
19 mai 2025)
StoryBoard
#1
Le Dodécanèse, dans les limbes de l'Egée. L'île de la mémoire de l'air de l'eau. La gnossienne.
Qu'est-il écrit dans les nuages ? des souvenirs prochains ? des photographies du dessous ? les idées des dieux ?
Le jour se transforme, le vent se lève, le rideau disparaît, plus loin le soleil se lève encore pour un jour immense, un jour qui s'allonge, qui ne se referme pas, plus de nuage, rien que le soleil, le bleu. Le jour s'adapte.
Qu'est-il écrit dans les nuages ? l'histoire du monde, la philosophie, la mathématique, la géographie, le reflet de la mer, l'apparition du soleil ... ?
Toujours le même jour, infiniment. Poétique. Politique.
The Dodecanese, in the limbo of the Aegean Sea. The island of memories of the air of water. The Gnossienne..
What is written in the clouds? Next memories? Photographs from below? Gods’ ideas?
The day is transforming, the wind rises, the curtain disappears, further away the sun rises again for an immense day, a day that gets longer, that doesn’t close, no more clouds, only the sun, the blue. The day adapts.
What is written in the clouds? the history of the world, philosophy, mathematics, geography, the reflection of the sea, the appearance of the sun..?
Always the same day, infinitely. Poetic. Politic
#2
Rebetika et Satie jouent les gymnopédies, ils dansent. Et font jouer simultanément plusieurs géométries.
Satie a supprimé les barres de mesure par souci du mythos, démystification, no border(s). Rebetika repousse le gnossos, par souci de didactique. Elle pousse le son de l'oud vagabond au-delà de l'eau de l'air.
Ils discutent et s'emmêlent de communisme et d'humanisme. Savants.
Là-haut les nuages n'ont plus de frontières, no border(s) ! L'air de l'eau, gnossienne.
Toujours le même jour, infiniment. Artistique. Anarchique.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
PlayZik – Liminanas/Garnier - De pelicula
Rebetika and Satie play the gymnopédies, they dance. And have several geometries play simultaneously.
Satie removed bar lines for the sake of mythos, demystification, ‘no borders’. Rebetika rejects gnossos, for the sake of didactics. She pushes the sound of the wandering oud beyond the water of the air.
They discuss and get tangled into communism and humanism. Learned.
Up above the clouds have no borders anymore, ‘no border’! The air of the water, Gnossienne.
Always the same day, infinitely. Artistic. Anarchic.
There, all is but order and beauty, luxury, calm and delight.

#3
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. (bis)
Baudelaire, exilé de l'opium qu'il était, cherchant le rainbow du compère poète, buvait des ouzos avec Pythagore et Socrate scrutant le sort de Jason, l'immigré déçu du capital de son oncle Tom. Chassé.
Cherchant le rainbow, comme il cherchait la toison. Échoué, dans le triangle de la cité engloutie, aux murs incertains, celle des songes d'une nuit d'été, simplement sous la lune, intemporelle, sans border(s), sans frontières, sans limite, la suite... Fibonacci la compta, lui aussi traversait le triangle des Atlantides pour trouver son théorème, son principe d'Archimède. Les chrétiens démocrates, et les chiffres arabes se sont rencontrés par là, ont bâti des pyramides avec des cailloux grecs de marbre de Vénus, puis après la guerre, se sont retrouvés en bout de sable sur la plage, au vent, sous les nuages et le soleil. La mer charrie un ramassis d'absurde : du sable au plastique du commandant, de la musique des Sirènes aux théorèmes des religions, tout se transforme, reste les nuages, le calme, la beauté, des bouts du bateau des argonautes. No border(s). Malléable, commun. Façonné. Mythique. Cru. Déstructuré. Pensé. Souvenirs prochains.
PlayZik – Thylacine – Duduk
There, all is but order and beauty, luxury, calm and delight.
Baudelaire, exiled from the opium he was, looking for the ‘rainbow’ of the poet mate, drank ouzos with Pythagoras and Socrates while scrutinising Jason’s fate, the immigrant disappointed by his Uncle Tom’s capital. Shooed away.
Looking for the ‘rainbow’, as he looked for the fleece. Stranded, in the triangle of the submerged city, with its uncertain walls, that of a summer night’s dreams, simply under the Moon, timeless, without ‘borders’, without boundaries, without limits, the sequence… Fibonacci counted it, he too crossed the triangle of the Atlantises to find his theorem, his own Archimedes’ principle. The Christian Democrats and the Arabic numerals met somewhere around here, built pyramids with Greek pebbles of Venus marble then, after the war, found themselves at sand’s edge on the beach, in the wind, under the clouds and the sun. The sea carries along a heap of absurdity: from the sand to the commander’s plastic, from the Sirens’ music to the theorems of religions, everything is transformed, there remain clouds, calm, beauty, bits of the Argonauts’ boat. ‘No borders’. Malleable, common. Shaped. Mythical. Raw. Destructured. Thought. Next memories.

#4
Les nuages sont poussés par le Meltem. No border(s). La suite de Rebetika et Satie résonne entre les ouïes de Thylacine, les cordes traversent l'Egée, comme les nuages passent dans la tête de Verlaine aux semelles de vent, no border(s). Le triangle s'élargit, devient quatuor au piano, rond, pas de mesures, no border(s). Seuls les nuages dans le ciel. Communs. Libres.
Clouds are pushed by the meltem. ‘No borders’. Rebetika and Satie’s suite resonates between Thylacine’s eares, the strings cross the Aegean Sea, as the clouds pass in Verlaine’s wind-soled head, ‘no borders’. The triangle widens, becomes a piano quartet, round, no measures, ‘no borders’. Only clouds in the sky. Common. Free.

#5
Rebetika et Satie répètent encore les chemins sans frontières, continuent à jouer des gammes orientales sur des mesures d'occident. Du sud du soleil au nord de la lune. Sous les nuages, fi de la figure qui ne sait plus si elle a trois côtés, entre le bâbord et le tribord du culo, si elle devient quadrilatère,... sinon en intégrant, à l'infini, pour surgir sans limite. Free style. No border(s).
PlayZik – Yom - Celebration
Rebetika and Satie repeat again the borderless paths, keep on playing Oriental scales on occidental measures. From the South of the Sun to the North of the Moon. Under the clouds, enough with the figure that doesn’t know if it has three sides, between port and starboard of culo, if it becomes quadrilateral,.. if not blending, endlessly, to suddenly appear without limits.
Freestyle. ‘No borders’.
Pics and Txt by - Atzori / Fournier




